samedi 29 mai 2010

L'or c'est sûr n'est pas loin, cherche bien




Qu'est-ce que la solitude, sinon une perpétuelle quête ? Un mouvement sale, qui d'un bout à l'autre des trottoirs vous traîne, vous brutalise et vous sourit... Qui se souviendra d'autre chose que de l'incertitude, de la fatigue et des fous rires ? Qui se rappellera de ce moment où l'on s'est perdu, de ces fois où dans un élan de lâcheté nous croyions entrevoir la fin de l'angoisse ? Comment ne pas voir que seule la peur sera pour toujours, que celles qui ont voulu prendre sa place n'ont fait que mentir ? Si faire l'amour nous a plu, et que notre mère nous manque, pour autant ce manque reste l'essence de cette vie, la frustration la clé.
En attendant la mort nous avons l'amour, mais si l'on refuse de s'y résoudre il existe la solitude. La solitude qui se définit positivement comme une troisième voie, celle qui vous pousse à chercher de l'air pour respirer, pour survivre. Pour sur-vivre. Puisque c'est quand on souffre qu'on existe, vivre seul c'est vivre deux fois plus. Combien de fois cette solitude nous a poussé dehors quand il faisait froid, et combien de fois en est-on revenu empli de la chaleur des hommes qui vivent ? La solitude comme un lien vers l'autre et vers le monde, la solitude comme un combat contre l'amour qui nous tuait et la mort qui nous tuera.